CeladĂ©pend lĂ encore davantage de facteurs extĂ©rieurs et matĂ©riels. 3. Lebonheur dĂ©pend bien souvent de celui des autres, qui sont en mĂȘme temps un des obstacles Ă notre bonheur. Lâhomme est un ĂȘtre social (dĂ©sir de reconnaissance), moral, un ĂȘtre de relation qui dĂ©sire lebonheur de ses proches. Et ce bonheur des autres nous
Le bonheur dâune personne dĂ©pend plus de la qualitĂ© de ses relations avec les autres que de son travail, de ses revenus, de son environnement ou mĂȘme de sa santĂ© », affirme le livre La psychologie sociale (angl.). Autrement dit, pour ĂȘtre vraiment heureux, les humains ont besoin de donner et de recevoir de lâamour. « Si [je nâai] pas lâamour, je ne
Dansle principe du bonheur, il y a aussi une part de soi.Il faut savoir lâaccueillir, mais aussi avoir une perception de notre environnement qui permette ce bonheur.Ainsi,
Nousverrons dans un premier temps qu'il ne dĂ©pend que de nous d'ĂȘtre heureux, puis dans une seconde partie, nous verrons qu'au contraire d'autres facteurs rentrent en ligne de compte pour ĂȘtre heureux. I. Oui. Etre heureux dĂ©pend de nous. a) Le dĂ©sir est une caractĂ©ristique propre Ă l'homme, que l'on doit maĂźtriser. En effet, nous sommes des
DĂ©pendil de nous d'ĂȘtre heureux ? tout bonheur est fragile, qu'il dĂ©pend d'une maladie, d'un dĂ©cĂšs, d'un revers de fortune. Par ailleurs, comme le dit le philosophe Alain, « le
Dansle principe du bonheur, il y a aussi une part de soi.Il faut savoir lâaccueillir, mais aussi avoir une perception de notre environnement qui permette ce bonheur.Ainsi, notre conscience, notre maniĂšre de gĂ©rer des dĂ©sirs que nous ne pouvons pas combler sont Ă©galement des conditions au bonheur. La sagesse et les principes
mbTW9r. âSi votre bonheur dĂ©pend de ce que font les autres, je suppose que vous ĂȘtes dans lâembarrasâ. Richard BachRĂ©flĂ©chissez un moment au bonheur quâil y a ou quâil nây a pas dans votre vie. De quoi dĂ©pend ce bonheur ? De vous ? Des autres ?Une erreur que nous faisons souvent et qui nous rend malheureux est de dĂ©pendre des autres pour ĂȘtre heureux. Si les autres ne sont pas heureux, nous non plus. Mais cela fonctionne pas comme ça !Cette introduction ne vous parle pas ? Nous sommes certains que les situations suivantes vous diront quelque choseâŠBien sâentendre avec les autresDans notre vie, nous essayons toujours de bien nous entendre avec les autres. Mais nous finissons par nous disputer ou par nous sentir coupables⊠En dĂ©finitive, nous ne faisons que baisser la tĂȘte en suivant notre objectif et en prenant soin de ne surtout pas crĂ©er de des diffĂ©rences surgissent entre deux personnes et que cela gĂ©nĂšre un conflit, ne vous sentez pas mal ! Pensez que les deux parties doivent respecter lâavis contraire de lâautre et si quelquâun se montre rĂ©ticent Ă cela, il nâest pas correct de vous faire culpabiliser. Votre peur est de vous sentir coupable. Vous avez besoin de baisser la tĂȘte pour que ces conflits ne surviennent pas et ainsi ĂȘtre heureux ?Le bonheur commence par soi-mĂȘme et vous ne pouvez pas vous rĂ©primer par peur du malheur des autres. Votre bonheur commencera lorsque vous commencerez Ă vous donner la valeur que vous mĂ©ritez. Vous devez apprendre Ă ĂȘtre heureuxSi vous dĂ©pendez des autres, il arrivera un moment oĂč vous vous rendrez compte que vous nâĂȘtes pas vraiment heureux, car vous recherchez le bonheur des autres personnes et non pas le cherchez le confort afin dâĂ©viter la confrontation, pour ĂȘtre heureux avec tous, mais vous ĂȘtes dans une inquiĂ©tude permanente car vous conservez tout cela sous dâĂȘtre vulnĂ©rable et soumis Ă lâopinion des autres ! Vous devez croire en vous, en vos possibilitĂ©s et arrĂȘter de dĂ©pendre de lâapprobation des autres, et de la façon dont ils aimeraient vous voir ĂȘtre nâavez pas besoin de tout contrĂŽler, vous ne devez pas plaire Ă tout le monde. Cela est impossible et ne vous apportera que de la frustration !Vous nâavez pas besoin de plaire Ă tout le monde, ni mĂȘme de vous responsabiliser vis Ă vis des situations. Apprenez Ă ĂȘtre heureux en dĂ©pit du rejet, des critiques et des tout dâabord Ă vous, et non pas aux autres. Soyez Ă©goĂŻste pour une fois, ça ne fait pas de mal !Une question dâattitudeDans un premier temps, il nâest pas facile de se confronter Ă cette situation. Par inertie, vous continuerez Ă chercher Ă plaire, Ă avoir le contrĂŽle des situations et Ă Ă©viter les cela doit se terminer et vous devez fournir un gros effort. Tout dâabord, vous devez ĂȘtre conscient de votre situation de dĂ©pendance et ensuite, commencer Ă agir ! Une fois que vous commencez Ă vous donner la valeur que vous mĂ©ritez et que vous comprenez que votre bonheur dĂ©pend de vous-mĂȘme, câest le moment de rĂ©pondre aux choses que vous Ă©vitiez quelquâun se met en travers de votre chemin ou essaie de rediriger votre vie Ă son goĂ»t, rĂ©pondez-lui ! En plus de ressentir une petite montĂ©e dâadrĂ©naline, cela vous fera du bien ! Il est Ă©galement nĂ©cessaire de vous rĂ©pondre Ă vous-mĂȘme. Pour chaque personne, le bonheur se trouve dans des choses diffĂ©rentes. Câest pour cela que le bonheur ne peut dĂ©pendre des autres puisque câest quelque chose de personnel !Quelle est la signification du bonheur pour vous ? Câest la premiĂšre question Ă laquelle vous devez rĂ©pondre. Mais ne faites pas lâerreur de penser Ă quelquâun dâautre, car câest le moment de penser Ă vous. Soyez responsable et trouvez le chemin de votre propre espĂ©rons que, si vous dĂ©pendez des autres, vous apprendrez, petit Ă petit Ă rechercher votre propre bonheur sans avoir besoin de devez ĂȘtre indĂ©pendant dans votre bonheur, alors commencez Ă changer dĂšs aujourdâhui !
Selon Pascal, le bonheur est le motif de toutes les actions des hommes, jusquâĂ ceux qui vont se pendre ». On nâimagine pas, en effet, quâun ĂȘtre humain puisse accomplir quoi que ce soit sans en attendre une amĂ©lioration de sa situation, de son Ă©tat, de sa vie. Aussi diffĂ©rents que soient nos moyens pour y parvenir, câest donc le bonheur que nous visons. Cette unanimitĂ© qui prĂ©vaut concernant nos motivations va Ă©trangement de pair avec lâindĂ©termination de leur objet commun, car nous sommes bien en peine de dĂ©finir le bonheur. Il est selon Kant un idĂ©al, non de la raison, mais de lâimagination fondĂ© uniquement sur des principes empiriques. » Aucune loi ne peut donc se constituer sur une base aussi alĂ©atoire et contingente. Il nâexiste pas de mĂ©thode ni de mode dâemploi pour ĂȘtre heureux. Faut-il en conclure, comme le suggĂšre lâĂ©tymologie, quâil arrive sans prĂ©venir, de façon aussi imprĂ©visible quâimpromptue bon-heur bonne fortune, chance, fatalitĂ© heureuse ? Il est vrai que le bonheur se distingue du plaisir. Il nâexiste pas dans notre cerveau une configuration systĂ©matique et fonctionnelle qui serait Ă mĂȘme, comme câest le cas pour le systĂšme de rĂ©compense, de nous garantir le bonheur moyennant certaines actions ou substances. Nous ne sommes donc pas physiquement faits pour ĂȘtre heureux. Mais prĂ©cisĂ©ment nous pouvons peut-ĂȘtre en dĂ©duire quâil ne dĂ©pend dĂšs lors que de nous » de lâĂȘtre puisque rien de notre constitution, de notre Ă©tat naturel donnĂ© » ne nous prĂ©dispose Ă lâĂȘtre ou Ă ne pas lâĂȘtre, comme si la recherche du bonheur pointait vers une partie de nous qui ne tiendrait ni de cet idĂ©al de la raison susceptible de dĂ©finir des notions universelles comme la vĂ©ritĂ© ou la libertĂ© le je transcendantal chez Kant, ni de notre existence physique, de cette condition donnĂ©e quâest notre corps. Se pourrait-il que le bonheur soit comme lâoccasion qui nous est donnĂ©e de circonscrire en nous ce qui ne tiendrait prĂ©cisĂ©ment que de nous et se dĂ©tacherait ainsi radicalement de lâinfluence des autres et des circonstances, comme si le bonheur ne dĂ©pendait que de notre aptitude Ă nous connaĂźtre nous-mĂȘmes. Est-il envisageable que cette double caractĂ©ristique du bonheur qui le rend tout Ă la fois incontournable et indĂ©finissable porte en elle, comme en Ă©cho, la nature trouble de notre existence la plus singuliĂšre puisque de fait je sais bien que je suis sans savoir pour autant qui je suis ? La recherche du bonheur est-elle indissociable de la connaissance de soi ? Se pourrait-il quâil nâexiste pas dâautre bonheur que celui de se connaĂźtre soi-mĂȘme et quâon ne puisse consĂ©quemment ĂȘtre heureux quâen y mettant du sien »? Analyse du sujet Sâil ne dĂ©pendait que de nous dâĂȘtre heureux, comment expliquer que la plupart des hommes ne jouissent pas du bonheur? Parce que cela supposerait un travail sur soi », une ascĂšse peut-ĂȘtre ou, pour le moins, un calcul des dĂ©sirs Epicure. Il est moins question ici de savoir si lâon peut ĂȘtre heureux ou pas que de sâinterroger sur la nature du bonheur. Quelle est exactement sa texture, sa matiĂšre ? De quoi est-il fait ? Est-elle Ă©vĂšnementielle ou circonstancielle comme tend Ă nous le faire croire telle ou telle publicitĂ© dâune agence de voyage qui nous recommande un voyage aux Seychelles je suis heureux si jâai de quoi payer ? Ne serait-elle pas plutĂŽt tissĂ©e » dans le pli dâune certaine disposition de mon ĂȘtre auquel jâaurai ĆuvrĂ© en vue de me rendre heureux indĂ©pendamment de la chance ou des coups du sort de la vie ? Peu de films sont allĂ©s aussi loin dans lâexploration de cette voie que celui de Roberto Benigni La vie est belle ». On y voit un pĂšre convaincre son fils internĂ© comme lui dans un camp de concentration que tout ceci nâest quâun jeu. Le bonheur est alors exclusivement une affaire dâinterprĂ©tation. Aucun Ă©vĂ©nement ne serait en lui-mĂȘme bon » ou tragique ». Il nous reviendrait constamment de dissocier dans notre vie, ce qui nous arrive » de la disposition dâesprit et de corps avec laquelle nous lâaccueillons, nous la faisons notre, et toute la question est de savoir si cette disposition ne dĂ©finirait pas exactement ce que nous sommes, la qualitĂ© de prĂ©sence aux Ă©vĂšnements dans laquelle nous consistons. Ne serions nous pas simplement mais aussi entiĂšrement cela » cette façon dâaccueillir les choses, de les vivre, comme une sorte dâ interface » qui manifesterait toujours lâefficience dâune marge dâautodĂ©termination Ă lâĂ©gard des faits. Nous serions alors ce que nous pouvons » face aux alĂ©as de circonstances auxquels nous ne pouvons rien. Dans la tĂ©nuitĂ© mĂȘme de cette infime marge de manĆuvre oĂč se dessine comme le fin tracĂ© de ces estampes japonaises, nous existerions » parce quâĂ la fois rien nâest plus nĂ©cessaire ici que de faire face » Ă ce qui arrive et rien nâest plus contingent que ce qui arrive. Etre » dĂ©signerait alors ce mixte de nĂ©cessitĂ© et de contingence oĂč quelque chose se dit de notre radicale insignifiance nous aurions pu ne pas exister et de notre irrĂ©vocable ancrage Ă la vie mais prĂ©cisĂ©ment nous existons. Dans cette perspective, ĂȘtre heureux est absolument indissociable de lâacte qui consiste Ă se connaĂźtre soi-mĂȘme. Il nây aurait rien Ă faire pour ĂȘtre heureux, mais seulement Ă ĂȘtre » pour se faire heureux. Ne pas ĂȘtre juste », mais juste ĂȘtre ». 1 Le bonheur et la conscience GenĂšse â Merleau-Ponty â Pascal a La conscience du malheur ou lâinconscience dâĂȘtre heureux ? Il est possible de lire lâĂ©pisode du fruit dĂ©fendu comme un choix ou un test auquel lâEternel soumet ses crĂ©atures prĂ©fĂ©rez-vous rester avec moi et goĂ»ter les fruits de lâarbre de vie qui donne lâimmortalitĂ© mais sans jamais toucher au fruit de lâarbre de la connaissance du bien et du mal qui rend conscient ou bien choisissez-vous de rĂ©aliser votre condition dans tous les sens du terme en devenant conscient de ce qui dĂ©s lors et simultanĂ©ment deviendra une vie mortelle, dĂ©prĂ©ciĂ©e par la dĂ©chĂ©ance, condamnĂ©e au labeur ? Nous aurions tort de penser que la rĂ©ponse d âAdam et Eve est la plus mauvaise car aprĂšs tout, quâavons-nous Ă faire dâun bonheur dont nous ne pouvons pas jouir puisque nous ne le rĂ©alisons pas ? Quâest-ce qui est heureux en moi si la conscience de soi la conscience dâĂȘtre moi, donc nâest pas Ă©veillĂ©e ? En 1974, le philosophe amĂ©ricain Robert Nozick Ă©voque une expĂ©rience que lâon pourrait, toute proportion gardĂ©e, rapprocher de la GenĂšse. ReprĂ©sentons-nous une machine Ă ĂȘtre heureux, une espĂšce de caisson dans lequel nous serions branchĂ©s Ă des Ă©lectrodes qui nous enverraient les stimulations neuronales correspondant Ă notre conception du bonheur. Nous pouvons compliquer un peu cette expĂ©rience en imaginant un groupe dâamis qui accepterait cette expĂ©rience en dĂ©finissant le bonheur comme la possibilitĂ© de vivre ensemble. Chacun dâeux vivrait ce bonheur dans la boĂźte mais sĂ©parĂ©ment, au grĂ© dâune modalitĂ© autosuggĂ©rĂ©e. Quelle serait toute Ă la fois la pertinence dâune telle dĂ©marche et son absurditĂ© ? Elle part du principe quâĂ©tant entendu quâil est impossible que les Ă©vĂšnements rĂ©els nous rendent heureux, il vaut mieux se rĂ©fugier dans un mĂ©canisme qui ne me confronte quâĂ des substituts d Ă©vĂšnements. Quâimporte puisque finalement je nâen vis que lâefficience neuronale, que lâimpact nerveux. Au lieu dâĆuvrer pour me rendre heureux de nâimporte quel Ă©vĂ©nement, je me retire du monde rĂ©el et mâillusionne moi-mĂȘme afin de croire que je suis heureux, persuadĂ© que je suis que le bonheur ne rĂ©side que dans un flux dâimpressions parfaitement dissociable de la rĂ©alitĂ© de leur origine. Dans le cas des amis, on mesure bien lâabsurditĂ© de la machine de Nozick et câest dâailleurs exactement cela quâil voulait dĂ©montrer. Pourquoi se sĂ©parer pour vivre lâillusion dâĂȘtre ensemble ? Quelque chose de cette expĂ©rience pousse Ă son paroxysme la panique engendrĂ©e en nous par la certitude quâil ne dĂ©pend pas de nous dâĂȘtre heureux, et ce que lâon dĂ©truit dans cette expĂ©rience câest prĂ©cisĂ©ment nous », Ă savoir notre conscience. Cette reprĂ©sentation passive dans laquelle je ne serai quâun organisme dotĂ© dâun systĂšme nerveux auquel on pourrait faire croire quâil vit tout ce quâil aurait envie de vivre, câest exactement ce que je ne suis pas, parce que je consiste au contraire dans cette aptitude Ă me faire Ă ce que je ne veux pas, Ă donner du sens Ă ce qui ne semble pas en avoir de prime abord, câest-Ă -dire Ă ma conscience. Pas de bonheur sans conscience authentique et Ă©veillĂ©e dâĂȘtre heureux. b Vie seconde Toute conscience est malheureuse car elle se sait vie seconde » dit Merleau-Ponty, dans une perspective qui semble contredire ce que nous venons de poser Ă partir de la machine de Nozick. En effet, quoi que lâon fasse consciemment, nous nous rendons compte de ce que nous faisons, et sommes dĂ©s lors distants de notre acte. Avec la machine de Nozick, nous rĂ©alisions que notre inconscience nous mettait Ă distance de la rĂ©alitĂ©, mais voilĂ quâil apparaĂźt quâavec la conscience aussi, car de fait la conscience Ă©tablit entre moi et tout ce qui mâarrive, en y incluant mes sensations, le rapport acteur/spectateur je de lâĂ©noncĂ© / je de lâĂ©nonciation â Lacan. Ce que je vis consciemment, je ne le vis pas totalement. Et pourtant câest bel et bien prĂ©cisĂ©ment par cette distance que je lui donne du sens, ce dont Merleau-Ponty, en tant que philosophe de lâintentionnalitĂ© Husserl, est plus convaincu quâaucun autre. Ma consistance de sujet », câest ce qui se construit prĂ©cisĂ©ment dans cet ouvrage par lequel je donne sens Ă ce que je vis en lâassumant. La rĂ©alisation de lâĂ©vĂ©nement que je vis par ma conscience nâest pas que distanciation, elle est aussi assomption, revendication et câest exactement grĂące Ă elle que je suis moins un vivant quâun existant distinction entre le fait passif et brut de vivre et lâaffirmation de lâexister. Il ne dĂ©pend que de moi dâĂȘtre heureux si je suis assez conscient pour exister plus que de vivre. c LâespĂ©rance et le regret Pascal vs Bergson Mais cette distinction entre vivre et exister rĂ©siste-t-elle vraiment au dĂ©calage inhĂ©rent Ă toute prise de conscience ? Le prĂ©sent nâest jamais notre fin, le passĂ© et le prĂ©sent sont nos moyens. Le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais mais nous espĂ©rons de vivre, et nous disposant toujours Ă ĂȘtre heureux, il est inĂ©vitable que nous ne le soyons jamais. » Notre capacitĂ© Ă penser nous permet de nous souvenir et de nous projeter dans le futur, de telle sorte que nous oscillons constamment entre le regret de ce que nous ne vivons plus et lâespĂ©rance Ă lâĂ©gard de ce que nous ne vivons pas encore. Or cette disposition dâesprit nous rend incapables de jouir de la seule dimension que nous avons vraiment et qui est le prĂ©sent. Lâhomme ne se contente jamais du prĂ©sent alors quâil nâa rien dâautre Ă vivre. Pascal a raison sur ce point, mais il ne prend pas en compte le fait que la conscience nous ouvre Ă©galement les portes dâune autre façon de vivre le temps, modalitĂ© non successive mais continue. Nous pouvons rĂ©aliser le mouvement des Ă©vĂšnements qui nous arrive, ce que nous appelons leur cours » en faisant le lien avec le dynamisme de nos propres Ă©tats de conscience Bergson. DĂ©s lors ce qui mâarrive est mien », non pas parce que cela impacte ma personne comme une altĂ©ritĂ© mais au contraire parce que cela suit le mĂȘme flux et quâil mâest impossible de devenir autrement et ailleurs quâen suivant le mĂȘme courant que celui qui anime la propension des choses. » 2 Le bonheur et le dĂ©sir Schopenhauer- Les StoĂŻciens - Epicure a Le dĂ©sir des suppliciĂ©s Schopenhauer Nous venons de voir que notre conscience pouvait triompher des ennemis extĂ©rieurs, des alĂ©as des circonstances comme de la finitude de sa condition Ă laquelle il ne peut rien mais quâen est-il des ennemis intĂ©rieurs comme nos dĂ©sirs ? Bien quâutilisant ici le terme de volontĂ©s, câest bien Ă nos dĂ©sirs que Schopenhauer fait rĂ©fĂ©rence dans ce texte "Tout vouloir procĂšde d'un besoin, c'est-Ă -dire d'une privation, c'est-Ă -dire d'une souffrance. La satisfaction y met fin ; mais pour un dĂ©sir qui est satisfait, dix au moins sont contrariĂ©s ; de plus le dĂ©sir est long et ses exigences tendent Ă l'infini ; la satisfaction est courte et elle est parcimonieusement mesurĂ©e. Mais ce contentement suprĂȘme n'est lui-mĂȘme qu'apparent ; le dĂ©sir satisfait fait place aussitĂŽt Ă un nouveau dĂ©sir ; le premier est une dĂ©ception reconnue, le second est une dĂ©ception non encore reconnue. La satisfaction d'aucun souhait ne peut procurer de contentement durable et inaltĂ©rable. C'est comme l'aumĂŽne qu'on jette Ă un mendiant elle lui sauve aujourd'hui la vie pour prolonger sa misĂšre jusqu'Ă demain. - Tant que notre conscience est remplie par notre volontĂ©, tant que nous sommes asservis Ă la pulsion du dĂ©sir, aux espĂ©rances et aux craintes continuelles qu'il fait naĂźtre, tant que nous sommes sujets du vouloir, il n'y a pour nous ni bonheur durable, ni repos. Poursuivre ou fuir, craindre le malheur ou chercher la jouissance, c'est en rĂ©alitĂ© tout un ; l'inquiĂ©tude d'une volontĂ© toujours exigeante, sous quelque forme qu'elle se manifeste, emplit et trouble sans cesse la conscience ; or sans repos le vĂ©ritable bonheur est impossible. Ainsi le sujet du vouloir ressemble Ă Ixion attachĂ© sur une roue qui ne cesse de tourner, aux DanaĂŻdes qui puisent toujours pour emplir leur tonneau, Ă Tantale Ă©ternellement altĂ©rĂ©". Le monde comme volontĂ© et comme reprĂ©sentation1818 Nous ne cessons dâosciller perpĂ©tuellement entre la satisfaction provisoire du dernier dĂ©sir et lâinsatisfaction nĂ©e de la perspective du prochain. Pour sâextraire de ce cycle ininterrompu de souffrances, il faut en nous faire taire la demande », ce qui revient Ă une forme de nihilisme, de destruction de la moindre aspiration. Il existe en effet dans lâunivers une force que Schopenhauer appelle le vouloir-vivre ». Câest cette force qui nous condamne Ă dĂ©sirer sans cesse et Ă errer ainsi continuellement de nos espoirs Ă nos dĂ©sespoirs. Il nây a pas dâautre moyen dâĂȘtre heureux que de sâexclure de ce cycle en niant le vouloir-vivre. En quoi cela consiste-t-il ? A ĂȘtre spectateur et non plus acteur de la vie. Lâart et la contemplation sont les deux seules possibilitĂ©s de jouir dâun bonheur trĂšs ataraxique plus que celui dâEpicure. Pour ne pas souffrir du manque, il convient de ne plus dĂ©sirer du tout et sâimpliquer exclusivement dans des modalitĂ©s dâactivitĂ© gratuites, dĂ©sintĂ©ressĂ©es, comme la musique, la mĂ©ditation, lâĂ©criture ou encore ce quâil appelle le sublime la disparition de lâindividu devant lâomnipotence de la nature et devant la dimension Ă©crasante du temps » La solution proposĂ©e par Schopenhauer a donc quelque chose de radical pour ĂȘtre heureux, il nâest pas du tout question de sâefforcer de ne faire dĂ©pendre mon bonheur que de moi mais prĂ©cisĂ©ment de ne plus ĂȘtre moi, de ne plus avoir quoi que ce soit de moi Ă opposer au monde ou Ă la nature. Peut-ĂȘtre y-a-t-il ici lâexpression dâune forme de non » au vouloir-vivre que Nietzsche, grand lecteur de Schopenhauer, saura transformer en oui » par lâEternel retour. Il dĂ©pend de moi de ne plus avoir de moi et câest ça ĂȘtre heureux, pour Schopenhauer b Changer ses dĂ©sirs Face aux dĂ©sirs, nous disposons de solutions moins radicales que celle de Schopenhauer, ce sont celles que nous proposent le StoĂŻcisme et lâEpicurisme qui aussi diffĂ©rentes soient-elles et elles le sont radicalement ont au moins ce point commun de nous dĂ©crire une forme de travail soit par lâascĂšse EpictĂšte, Marc-AurĂšle soit par le calcul et la sĂ©lection Epicure. Le maĂźtre mot des StoĂŻciens est en effet de faire toujours la part dans quelque Ă©vĂ©nement que ce soit de ce qui y dĂ©pend de nous et ce qui nâen dĂ©pend pas. Il ne dĂ©pend pas de moi que ma femme soit morte si elle dĂ©cĂšde dâune maladie. Mais il dĂ©pend de moi de rĂ©agir bien ou mal Ă cette mort. La rĂ©alisation rigoureuse de la libertĂ© dont je dispose face aux Ă©vĂšnements de la vie conditionne Ă©galement mon bonheur. Peu de philosophies prennent autant que le stoĂŻcisme lâĂ©tymologie du terme de bonheur au pied de la lettre ĂȘtre heureux câest ĂȘtre dans lâheur » de lâĂ©vĂ©nement, câest-Ă -dire au diapason de ce qui advient parce que je suis exactement ce que je peux » face aux Ă©vĂšnements câest-Ă -dire purement et simplement cette boĂźte de rĂ©sonance humaine faisant preuve dâassez de sobriĂ©tĂ© et de sagesse pour prendre acte » de ce qui est, et au sens propre, sây faire, câest-Ă -dire sây constituer. On pourrait croire quâil y a un rapport avec Schopenhauer, mais câest faux, car ce dernier prĂ©conise une forme dâannihilation pure et simple de ma volontĂ©, de ma personne, de mon ego, alors que les StoĂŻciens conseillent au contraire une affirmation de soi dans la claire dĂ©limitation des rĂŽles impartis Ă chacun, Ă la sagesse du sujet et Ă lâinĂ©luctabilitĂ© des Ă©vĂšnements. c Le calcul des dĂ©sirs plaisir de nâavoir pas besoin du plaisir â Epicure PlutĂŽt que dâaimer ce qui mâarrive, indĂ©pendamment de la nature mĂȘme de ce qui mâarrive, Epicure nous dĂ©crit avec prĂ©cision la teneur du travail sur soi quâil convient dâopĂ©rer pour se rendre heureux. Câest un travail tout Ă la fois intĂ©rieur et guidĂ© par la sensation, dans lequel il convient de faire preuve de prudence. On ne peut pas dire quâil sâagit dâune ascĂšse car câest le plaisir qui prĂ©vaut mais par ce terme, Epicure dĂ©signe finalement le plaisir de nâavoir pas besoin dâautre plaisir que celui-lĂ mĂȘme que jâĂ©prouve en existant et en ne manquant de rien. Si je parviens Ă ne satisfaire que les dĂ©sirs naturels et nĂ©cessaires ceux qui sont nĂ©cessaires Ă la vie comme manger et boire, ceux qui sont nĂ©cessaires Ă la tranquillitĂ© du corps comme le fait dâavoir un abri et un manteau, ceux qui sont nĂ©cessaires au bonheur comme la philosophie et lâamitiĂ©, je serai nĂ©cessairement heureux et je pourrai rivaliser dâindĂ©pendance avec les dieux. 3 Le bonheur et le temps Distinction EternitĂ© / ImmortalitĂ© Epicure, Rousseau a La distinction immortalitĂ© / EternitĂ© Câest Epicure qui nous invite Ă distinguer le dĂ©sir dâimmortalitĂ© qui est de nature quantitative, puisque il sâagit de vouloir constamment rajouter des instants aux instants vivre plus » avec le dĂ©sir dâĂ©ternitĂ© qui consiste plus simplement Ă vivre un Ă©ternel prĂ©sent, Ă sâĂ©terniser dans le moment que nous vivons sans vouloir en sortir. Si en effet, jâai opĂ©rĂ© la sĂ©lection des dĂ©sirs, je ne manque de rien non pas parce que jâaurai tout Ă ma disposition mais parce que jâai la sagesse de rĂ©aliser quâil nâest rien que lâon puisse demander de plus Ă la vie que de la vivre. On ne va pas sâĂ©terniser » est le maĂźtre mot des gens pressĂ©s qui ont Ă faire ». Avec Epicure on saisit que la rĂ©ponse heureuse Ă formuler face Ă cet impĂ©ratif est Si justement, on peut et on doit sâĂ©terniser » parce quâaucune tĂąche nâest plus sĂ©rieuse que celle dâexister - Je nâai rien fait aujourdâhui. - Nâavez-vous pas vĂ©cu, câest non seulement la plus fondamentale, mais aussi la plus illustre de vos prĂ©occupations. » Montaigne b Juste exister Rousseau Mais sâil est un Ă©tat oĂč lâĂąme trouve une assiette assez solide pour sây reposer tout entiĂšre rassembler lĂ tout son ĂȘtre, sans avoir besoin de rappeler le passĂ© ni dâenjamber sur lâavenir ; oĂč le temps ne soit rien pour elle, oĂč le prĂ©sent dure toujours sans nĂ©anmoins marquer sa durĂ©e et sans aucune trace de succession, sans aucun autre sentiment de privation ni de jouissance, de plaisir ni de peine, de dĂ©sir ni de crainte que celui seul de notre existence, et que ce sentiment seul puisse la remplir tout entiĂšre ; tant que cet Ă©tat dure celui qui sây trouve peut sâappeler heureux, non dâun bonheur imparfait, pauvre et relatif tel que celui quâon trouve dans les plaisirs de la vie, mais dâun bonheur suffisant, parfait et plein, qui ne laisse dans lâĂąme aucun vide quâelle sente le besoin de remplir. Tel est lâĂ©tat oĂč je me suis trouvĂ© souvent Ă lâĂźle de Saint-Pierre dans mes rĂȘveries solitaires, soit couchĂ© dans mon bateau que je laissais dĂ©river au grĂ© de lâeau, soit assis sur les rives du lac agitĂ©, soit ailleurs au bord dâune belle riviĂšre ou dâun ruisseau murmurant sur le gravier. » Conclusion Il dĂ©pend de nous dâĂȘtre heureux Ă condition dâavoir saisi la marge rigoureuse et exacte de manĆuvre par rapport aux Ă©vĂšnements dans laquelle consiste vraiment et exclusivement le fait dâĂȘtre soi-mĂȘme. Lorsque le poĂšte Joe Bousquet, blessĂ© lors de la grande guerre affirme ma blessure me prĂ©existait, jâĂ©tais nĂ© pour lâincarner. » il nous invite Ă envisager un type de relation trĂšs singuliĂšre Ă lâĂ©gard de ce qui nous arrive. Il y a des faits qui se produisent et nous, humains ne consistons que dans lâassomption de ces faits, acte qui tient tout Ă la fois de la revendication de lâintentionnalitĂ© et de lâincarnation du corps. Nous ne sommes pas des personnes auxquelles il arrive des choses » de lâextĂ©rieur, nous sommes bel et bien le mode dâexistence et dâincarnation de ces choses. Etre heureux dans le monde, câest donc concourir, participer, aussi faible que soit la teneur de cette participation Ă ce que le monde soit, Ă ce que les blessures puissent sâincarner dans des chairs humaines. Lorsque Zoran Music peint les cadavres des prisonniers Ă Dachau, il cĂ©lĂšbre Ă sa maniĂšre lâexistence dâun monde qui est ce quâil est, Ă lâinstant mĂȘme oĂč il est.
Quelques citations sur le bonheur pour introduire cette notion. La citation peut notamment ĂȘtre utilisĂ©e pour faire une accroche, je vous renvoie Ă cet article sur la mĂ©thode de lâaccroche. Par ailleurs, vous pouvez citer des auteurs dans votre devoir, mais cela doit rester mesurĂ©. Une citation ne remplace pas un argument et il faut toujours expliquer une citation. Le bonheur est un idĂ©al, non de la raison, mais de lâimagination » Kant, Fondements de la mĂ©taphysique des mĆurs. Selon Kant, il faut distinguer deux facultĂ©s intellectuelles, la raison et lâimagination. La raison est la facultĂ© dâenchainer des propositions de maniĂšres logique, elle fait des raisonnements. Au contraire, lâimagination va crĂ©er des images Ă partir de ce que nous avons dĂ©jĂ senti, mais de maniĂšre imprĂ©cise et vague. Dire que le bonheur est une idĂ©e de lâimagination signifie donc que nous nâen avons pas une idĂ©e claire mais plutĂŽt fantasmĂ©e et quâil va donc ĂȘtre difficile pour nous dâatteindre ce bonheur. Cela serait beaucoup plus simple si le bonheur Ă©tait une idĂ©e de la raison car nous aurions alors une mĂ©thode logique pour atteindre le bonheur. Carpe Diem » Horace 65-8 av JC, Odes Cueille le jour » recommande le poĂšte latin Horace Ă la jeune LeuconoĂ©. Ce vers, qui fait du jour un fruit Ă croquer est devenu cĂ©lĂšbre. Pourtant on le comprend souvent mal. Horace est un admirateur dâEpicure et loin dâencourager lâhĂ©donisme câest-Ă -dire la recherche perpĂ©tuelle de petits plaisirs, il nous encourage ici Ă Ă©viter les dĂ©sirs susceptibles de nous rendre inquiets et malheureux. Le vĂ©ritable bonheur implique de savourer lâinstant prĂ©sent certes mais dans le cadre dâune discipline de vie exigeante qui suit la prudence et la modĂ©ration. La vie oscille, comme un pendule, de droite Ă gauche, de la souffrance Ă lâennui ». Schopenhauer, Le Monde comme VolontĂ© et comme ReprĂ©sentation, Livre IV, §56-57 Selon Schopenhauer, le bonheur est impossible Ă atteindre rĂ©ellement Ă cause du dĂ©sir. En effet, quand nous dĂ©sirons nous souffrons de ne pas avoir encore ce que nous voulons et quand nous avons ce que nous dĂ©sirons, nous sommes finalement trĂšs rapidement habituĂ© et nous sombrons donc dans lâennui. Une citation sur lâimpossibilitĂ© du bonheur dans les citations sur le bonheur. Nous ne vivons jamais, mais espĂ©rons de vivre ; et, nous disposant toujours Ă ĂȘtre heureux, il est inĂ©vitable que nous ne le soyons jamais ». Pascal 1623â1662, PensĂ©es Une des citations sur le bonheur parmi les plus connues. Selon Pascal, les hommes ne sont pas heureux quand ils laissent leurs pensĂ©es se focaliser sur le passĂ© ou le futur. Il remarque que nous avons tendance Ă ne jamais vivre dans le moment prĂ©sent, mais Ă ĂȘtre toujours dans la nostalgie ou le regret du passĂ© qui ne peut pas revenir ou dans lâinquiĂ©tude ou lâespoir pour le futur mais alors nous nây sommes pas encore. Or quand nous ne faisons quâespĂ©rer ĂȘtre heureux dans le futur, nous oublions complĂštement dâĂȘtre dâabord heureux au prĂ©sent et câest le seul temps oĂč nous pouvons effectivement lâĂȘtre. Nul bonheur, nulle sĂ©rĂ©nitĂ©, nulle espĂ©rance, nulle fiertĂ©, nulle jouissance de lâinstant prĂ©sent ne pourrait exister sans la facultĂ© dâoubli » Nietzsche, Seconde considĂ©ration inactuelle. Selon Nietzsche, il est important pour espĂ©rer ĂȘtre heureux de ne pas vivre constamment dans le passĂ©. Il considĂšre que si nous ne nâoublions rien, nous serions alourdi par le poids des souvenirs et des regrets. Il est donc nĂ©cessaire selon lui dâoublier afin de pouvoir vraiment ĂȘtre libre et heureux dans le moment prĂ©sent. Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, ce sont les jugements quâils portent sur les choses ». EpictĂšte, Manuel, V EpictĂšte est un stoĂŻcien et en bon stoĂŻcien, il dĂ©veloppe une philosophie qui a pour but de nous aider Ă ĂȘtre indĂ©pendant des circonstances et Ă©vĂ©nements qui ont lieu dans notre vie. Selon lui, ce qui nous affecte et peut nous faire perdre le contrĂŽle, ce ne sont pas rĂ©ellement les Ă©vĂ©nements tragiques de notre vie mais la maniĂšre dont nous jugeons ces Ă©vĂ©nements. Si nous disons câest une catastrophe, je ne mâen remettrai jamais », ça nâest pas du tout la mĂȘme chose que si nous considĂ©rons que cet Ă©vĂ©nement est dans le cours des choses et jâirai mieux bientĂŽt ». Il nây a quâune route vers le bonheur, câest de renoncer aux choses qui ne dĂ©pendent pas de notre volontĂ©. » ĂpictĂšte 50â125, Entretiens EpictĂšte, stoĂŻcien, enseigne comment ne pas ĂȘtre atteint par les Ă©vĂ©nements. Une bonne maniĂšre dây arriver consiste dâabord Ă ne pas essayer de contrĂŽler ce qui ne dĂ©pend pas de nous, il faut ainsi renoncer Ă contrĂŽler notre corps qui vieillira nĂ©cessairement ou encore notre rĂ©putation qui dĂ©pend des autres. En revanche, nos pensĂ©es et nos dĂ©sirs, eux, dĂ©pendent de nous et nous pouvons apprendre Ă les contrĂŽler. Câest un grand bien Ă notre avis que de se suffire Ă soi-mĂȘme, non quâil faille toujours vivre de peu, mais afin que si lâabondance nous manque, nous sachions nous contenter du peu que nous aurons. » Epicure, Lettre Ă MĂ©nĂ©cĂ©e Pour Epicure, le dĂ©sir peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un manque de quelque chose que lâon a pas encore, mais que lâon souhaite obtenir. Alors, le dĂ©sir apparaĂźt dâabord comme un manque, une douleur et si lâon dĂ©sire quelque chose de difficile Ă obtenir cela sera plus douloureux encore car nous ne sommes pas sĂ»rs de lâatteindre ou cela va prendre du temps. Câest pourquoi, pour Epicure, le bonheur câest lâabsence de troubles dans lâĂąme. Si nous sommes perpĂ©tuellement inquiets car nous voulons absolument des biens de luxe et nây arrivons pas alors nous ne sommes pas heureux. Atteindre le bonheur câest donc dâabord limiter ses dĂ©sirs pour ne garder que les dĂ©sirs les plus simples Ă satisfaire. La santĂ© du corps, la tranquillitĂ© de lâĂąme sont la perfection de la vie heureuse. » Epicure, Lettre Ă MĂ©nĂ©cĂ©e Epicure, dans la Lettre Ă MĂ©nĂ©cĂ©e, donne plusieurs recommandations pour atteindre le bonheur. A ses yeux, le bonheur câest le plaisir, mais il faut ici faire attention aux contresens, car par plaisir Epicure entend la suppression de la douleur. Il ne sâagit donc pas de dire quâil faut multiplier les plaisirs et que cela rendra heureux comme peut le faire un hĂ©doniste. Au contraire, pour Epicure, on est heureux quand on ne souffre pas ! Il le dit en ces termes La santĂ© du corps, la tranquillitĂ© de lâĂąme sont la perfection de la vie heureuse ». La question est donc de dĂ©terminer comment ne pas souffrir ni dans son corps ni dans son Ăąme. Si vous avez aimĂ©, n'hĂ©sitez pas Ă partager !
Le sujet DĂ©pend-il de nous dâĂȘtre heureux ? Le corrigĂ© Ce sujet invitait Ă sâinterroger sur les conditions de notre bonheur et sur la possibilitĂ© dâĂȘtre heureux. Il est vrai que le bonheur dĂ©pend de facteurs extĂ©rieurs face auxquels nous sommes souvent impuissants, mais justement, cette impuissance est-elle totale ? Nâa-t-on pas des moyens de faire » notre bonheur ? Et ces moyens sont-ils des limites Ă leur tour ? Notions Bonheur, LibertĂ©, DĂ©sir Auteurs en rĂ©fĂ©rence Platon et le dĂ©sir Freud et loâbstacle au bonheur le bonheur = principe du plaisir Pascal Roussseau Kant Etc. Le plan proposĂ© I. Le bonheur des conditions objectives extĂ©rieures Ă rĂ©unir II. Lâobstacle au bonheur, câest plutĂŽt nous ! III. Le bonheur est-ce vraiment un Ă©tat Ă rechercher ? I. Le bonheur des conditions objectives et extĂ©rieures Ă rĂ©unir 1. Le bonheur, câest-ce le fait de voir ses dĂ©sirs et attentes satisfaits. Donc il faut que le monde sâaccorde avec nos attentes. Cet accord dĂ©pend de conditions objectives extĂ©rieures dâoĂč lâidĂ©e de lâIBM de Pierre Leroy permettant de calculer le taux de bonheur mondial. dâune part de chance, dâoĂč lâĂ©tymologie, Ă©tudiĂ©e en principe au cours de lâannĂ©e bon » â heur ». de notre nature dâun cĂŽtĂ©, tout homme aspire au bonheur Freud et de lâautre, notre nature est un des trois obstacles au bonheur corps vouĂ© Ă la dĂ©chĂ©ance, Ă la dissolution. 2. Le bonheur se rĂ©duit souvent Ă une situation ĂȘtre riche, ĂȘtre en bonne santĂ©. Cela dĂ©pend lĂ encore davantage de facteurs extĂ©rieurs et matĂ©riels. 3. Le bonheur dĂ©pend bien souvent de celui des autres, qui sont en mĂȘme temps un des obstacles Ă notre bonheur. Lâhomme est un ĂȘtre social dĂ©sir de reconnaissance, moral, un ĂȘtre de relation qui dĂ©sire le bonheur de ses proches. Et ce bonheur des autres nous Ă©chappe. On ne peut faire le bonheur des autres, car cela prĂ©supposerait la connaissance de ses dĂ©sirs, de ses aspirations et leur rĂ©alisation. II. Lâobstacle au bonheur, câest plutĂŽt nous ! Si le macrocosme ne dĂ©pend pas de nous, le bonheur repose sur un accord extĂ©rieur et lâintĂ©rieur dĂ©pend de nous. 1. On croit que les obstacles au bonheur sont extĂ©rieurs, mais ils sont plutĂŽt intĂ©rieurs conscience malheureuse dĂ©sirs ne pouvant pas ĂȘtre comblĂ©s savoir douloureux de ce que nous sommes et de ce que sont les choses 2. Si notre action sur le monde extĂ©rieur peut ĂȘtre limitĂ©e, dâoĂč une certaine impuissance, il peut y avoir une puissance sur soi, câest ce quâenseignent les sagesses stoĂŻciennes ou Ă©picuriennes travailler Ă maĂźtriser ce qui dĂ©pend de notre dĂ©sir et de nos reprĂ©sentations la mort et le hasard accorder nos dĂ©sirs avec le monde principe de Descartes changer ses dĂ©sirs plutĂŽt que lâordre du monde » et avec la nature. se contenter de ce qui est et accepter ce qui nous anime stoĂŻcien se tourner vers des activitĂ©s qui ne dĂ©pendent que de nous vie contemplative, cf. Aristote. 3. La connaissance de soi permet de mieux savoir ce que sont nos dĂ©sirs, et donc, de ne pas se perdre dans des dĂ©sirs mimĂ©tiques, sources de souffrance. de prendre conscience de lâaltĂ©ritĂ© de lâautre et dâaccepter que son bonheur ne dĂ©pende pas que de vous. 4. Il faut jurer dâĂȘtre heureux si le pessimisme est dâhumeur, lâoptimisme est de volontĂ© » Alain. III. Le bonheur est-ce vraiment un Ă©tat Ă rechercher ? Non, câest lâĂ©tat dâĂȘtre heureux est un Ă©tat qui ne peut durer et donc ĂȘtre. 1. Or on peut penser que cet Ă©tat nâest pas accessible si on entend par lĂ totale satisfaction, renouvellement du dĂ©sir, difficultĂ© dâĂȘtre sage. 2. Le bonheur nâest pas dans un Ă©tat mais plutĂŽt dans la recherche de cet Ă©tat. La chasse plutĂŽt que la prise, Pascal. Et si lâĂ©tat de bonheur pouvait ĂȘtre lĂ , peut-ĂȘtre en dĂ©coulerait-il un ennui mortel. 3. Tout ne dĂ©pendant pas de nous, on devrait plutĂŽt se donner dâautres buts qui, eux, dĂ©pendent de nous la vertu Kant se rendre digne dâĂȘtre heureux la joie Spinoza accessible
ï»żSujet corrigĂ© de l'Ă©preuve du BAC S 2010 de Philosophie Sujet numĂ©ro 1 - dissertation DĂ©pend t-il de nous d'ĂȘtre heureux ? Introduction DĂ©pend-t-il de nous dâĂȘtre heureux ? Nous devons pour rĂ©pondre Ă cette question essentielle nous interroger sur les conditions de notre bonheur et sur les conditions de possibilitĂ© dâĂȘtre heureux. De quels facteurs notre bonheur dĂ©pend-il ? Il y a des facteurs extĂ©rieurs face auxquels nous sommes dans une totale impuissance ? Mais quels sont lâautre facteur, nâa-t-on pas les moyens dâassumer notre bonheur en fonction de nos choix et de nos actes, lâhomme se fait-il lui-mĂȘme, sommes-nous la somme de nos actes ainsi que le dirait Jean Paul Sartre ? Les moyens dont nous disposons sont-ils limitĂ©s ? Nous devons bien admettre que le concept de bonheur, concept fondamental en philosophie est corrĂ©latif de la libertĂ© et du dĂ©sir. Dans le but de cerner la problĂ©matique du bonheur et de rĂ©pondre Ă notre question premiĂšre, nous verrons dans un premier temps, les conditions de possibilitĂ© du bonheur en ne prenant en compte que les conditions objectives extĂ©rieures, dans un second temps, nous montrerons que le seul vĂ©ritable obstacle au bonheur est lâhomme lui-mĂȘme. Mais le cherche-t-il vraiment ? Met-il tout en Ćuvre pour y parvenir, est-ce lĂ la quĂȘte essentielle de notre vie ? Les meilleurs professeurs de Philosophie disponibles4,9 17 avis 1er cours offert !5 152 avis 1er cours offert !5 77 avis 1er cours offert !5 63 avis 1er cours offert !5 24 avis 1er cours offert !5 15 avis 1er cours offert !5 14 avis 1er cours offert !5 20 avis 1er cours offert !4,9 17 avis 1er cours offert !5 152 avis 1er cours offert !5 77 avis 1er cours offert !5 63 avis 1er cours offert !5 24 avis 1er cours offert !5 15 avis 1er cours offert !5 14 avis 1er cours offert !5 20 avis 1er cours offert !C'est partiDĂ©veloppement I â Les conditions de possibilitĂ© du bonheur les conditions extĂ©rieures Dans le but dâillustrer cette idĂ©e, nous devons tout dâabord poser le bonheur comme un concept particulier, Ă savoir comme le fait dâattendre quelque chose que lâon nâa pas encore, de voir ses dĂ©sirs et attentes Ă satisfaire. Nous devons donc dans cette optique-lĂ , nous tourner vers le monde dans lâespoir quâil sâaccorde avec nos dĂ©sirs les plus nombreux, mais de quoi dĂ©pend cet accord ? Un accord, une osmose totale voire parfaite avec le monde sont-ils envisageables ? Il nous faut bien admettre quâun tel accord dĂ©pendrait de conditions objectives extĂ©rieures, du facteur chance qui varie dâun individu Ă un autre, mais le facteur primordial Ă notre Ă©tude serait plutĂŽt notre propre nature. Certes il va de soi que tous les hommes tendent naturellement au bonheur mais paradoxalement, ainsi que sâaccordent Ă le dire les philosophes, notre nature est un obstacle au bonheur, lâhomme est en effet un ĂȘtre plein de contradiction comme le confirme la philosophie pascalienne. Les hommes se trompent quant Ă la vraie finalitĂ© du bonheur et estiment le plus souvent que les biens matĂ©riels, la reconnaissance sociale et la bonne santĂ© peuvent suffire mais cela dĂ©pend encore davantage de facteurs extĂ©rieurs. Enfin le bonheur peut aussi dĂ©pendre de celui des autres qui peuvent ĂȘtre Ă©galement un des obstacles Ă notre propre bonheur. Nous ne sommes pas indiffĂ©rents au bien ĂȘtre dâautrui et en particulier aux ĂȘtres qui nous sont proches, lâhomme est un ĂȘtre social, de relation et le plus souvent notre idĂ©al de bonheur englobe celui de nos enfants, parents et amis. Transition Mais ces facteurs extĂ©rieurs suffisent-ils Ă justifier lâĂ©chec du bonheur ? Lâhomme nâest-il pas responsable de lui-mĂȘme ? Besoin de progresser en cours philosophie ? II â Lâhomme est seul maĂźtre de sa vie et de son bonheur Ainsi les obstacles ne seraient pas quâextĂ©rieurs mais dĂ©pendraient bien plus de nous et de notre nature. Mais quâen est-il, notre nature est-elle inhĂ©rente au bonheur ? Les hommes refusent dâadmettre que leurs dĂ©sirs puissent ne pas ĂȘtre comblĂ©s, or nous dirons pour reprendre les mots de Descartes, quâil vaut mieux changer ses dĂ©sirs que lâordre du monde. Lâaspect insatiable des dĂ©sirs inhĂ©rents Ă notre nature fait que nous sommes condamnĂ©s Ă notre finitude et Ă la frustration. Lâhomme doit de ce fait apprendre Ă gĂ©rer et Ă rĂ©guler ses tendances narcissiques et ses penchants. De cette luciditĂ© et de cette grande prise de conscience il dĂ©coule un savoir douloureux de ce que nous sommes et de ce que sont les choses. Il faut que nous nous rendions Ă lâĂ©vidence de maniĂšre Ă connaĂźtre nos limites, savoir que nous ne sommes que des hommes et que nous nous heurterons sans cesse Ă notre propre impuissance. Lâoracle de Delphes, connais-toi toi-mĂȘme » de Socrate serait un des plus beaux enseignements pour le genre humain. En outre, il nous faut nous imprĂ©gner des sagesses Ă©picuriennes et stoĂŻciennes de maniĂšre Ă maĂźtriser ce qui dĂ©pend de notre dĂ©sir et de nos reprĂ©sentations comme la mort et le hasard. Notre impuissance Ă obtenir tout ce que lâon dĂ©sire doit nous forcer Ă nous accorder avec le monde et nous contenter de ce qui est en acceptant ce qui nous anime. Il semblerait donc que seule une connaissance de soi approfondie permettrait de mieux savoir ce que sont nos dĂ©sirs et ce quâils valent en nous ouvrant par la conscience Ă une sĂ©lection de certains dĂ©sirs prĂ©fĂ©rables Ă dâautres de façon Ă Ă©viter certaines souffrances. Enfin, lâautre dans notre luciditĂ© et nos rĂ©flexions doit nous montrer que nous ne sommes pas seuls et que notre bonheur ne dĂ©pend pas que de nous. Conclusion Lâhomme a donc un devoir de bonheur qui ne doit pas exclure le sens de lâaltĂ©ritĂ© et qui suppose une connaissance de soi au sens de lâadage socratique et des sagesses stoĂŻciennes et Ă©picuriennes. Cependant, notre prise de conscience doit nous familiariser avec lâidĂ©e que le bonheur nâest pas un Ă©tat durable mais seulement un idĂ©al Ă approcher. On peut le qualifier dâĂ©tat plus ou moins accessible si on entend par lĂ un renouvellement du dĂ©sir. Ainsi, nous dirons que le bonheur nâest pas un Ă©tat mais la recherche de celui-ci, une quĂȘte dirait Pascal car nous ne le possĂ©dons jamais vraiment. Le concept de bonheur doit sâaccompagner dâune certaine dignitĂ© dans le sens oĂč lâhomme doit se rendre digne dâĂȘtre heureux de la maniĂšre la plus kantienne qui soit.
depend il de nous d ĂȘtre heureux