Unponey dans mon frigo. Trop belle sorcière. Vampire ou presque. Verts de trouille. Voyage au centre de la Terre. Fiches des éditions “Lire c’est partir”. Publié le 4 mars 2022. 3 avril 2022. Par MonsieurPaul Publié dans Rallye lecture Étiqueté cycle 3, lire c'est partir, rallye lecture Aucun commentaire.
Etle Mâtin était de taille A se défendre hardiment. Le Loup donc l'aborde humblement, Entre en propos, et lui fait compliment Sur son embonpoint, qu'il admire. « Il ne tiendra qu’à vous beau sire, D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien. Quittez les
Lechat les écoutait, caché dans le feuillage. Il leur dit à mi-voix: « noble loup, pauvre chien. Vos façons de juger sont lourdes, Vous ne comprenez rien à rien, En un mot, vous êtes deux gourdes. Songez que moi, le chat, j'ai trouvé le moyen. De garder mon indépendance, Et de vivre avec l'homme en bonne intelligence.
J'ai fait parler le loup et répondre l'agneau » : la Prosopopeia
LeChat. Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux ; Retiens les griffes de ta patte, Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux, Mêlés de métal et d’agate. Lorsque mes doigts caressent à loisir Ta tête et ton dos élastique, Et que ma main s’enivre du plaisir De palper ton corps électrique, Je vois ma femme en esprit.
Jeande La Fontaine Bertrand avec Raton, l’un Singe et l’autre Chat, Commensaux d’un logis, avaient un commun Maître. D’animaux malfaisants c’était un très bon plat ; Ils n’y craignaient tous deux aucun, quel qu’il pût être. Trouvait-on quelque chose au logis de gâté, L’on ne s’en prenait point aux gens du voisinage.
i3g5Ec. Un Loup n'avait que les os et la peau, Tant les chiens faisaient bonne garde. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau, Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde. L'attaquer, le mettre en quartiers, Sire Loup l'eût fait volontiers ; Mais il fallait livrer bataille, Et le Mâtin était de taille A se défendre hardiment. Le Loup donc l'aborde humblement, Entre en propos, et lui fait compliment Sur son embonpoint, qu'il admire. Il ne tiendra qu’à vous beau sire, D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien. Quittez les bois, vous ferez bien Vos pareils y sont misérables, Cancres, hères, et pauvres diables, Dont la condition est de mourir de faim. Car quoi ? rien d’assuré point de franche lippée Tout à la pointe de l’épée. Suivez-moi vous aurez un bien meilleur destin. » Le Loup reprit Que me faudra-t-il faire ? - Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens Portants bâtons, et mendiants ; Flatter ceux du logis, à son Maître complaire Moyennant quoi votre salaire Sera force reliefs de toutes les façons Os de poulets, os de pigeons, Sans parler de mainte caresse. » Le Loup déjà se forge une félicité Qui le fait pleurer de tendresse. Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé. Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose. - Mais encor ? – Le collier dont je suis attaché De ce que vous voyez est peut-être la cause. - Attaché ? dit le Loup vous ne courez donc pas Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ? - Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. » Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.
Le cheval de Maurice Carême Et le cheval longea ma page. Il était seul, sans cavalier, Mais je venais de dessiner Une mer immense et sa plage. Comment aurais-je pu savoir D’où il venait, où il allait ? Il était grand, il était noir, Il ombrait ce que j’écrivais. J’aurais pourtant dû deviner Qu’il ne fallait pas l’appeler. Il tourna lentement la tête Et, comme s’il n’avait eu peur Que je lise en son cœur de bête, Il redevient simple blancheur. Les Papillons de Gérard de Nerval De toutes les belles choses Qui nous manquent en hiver, Qu’aimez-vous mieux ? – Moi, les roses ; – Moi, l’aspect d’un beau pré vert ; – Moi, la moisson blondissante, Chevelure des sillons ; – Moi, le rossignol qui chante ; – Et moi, les beaux papillons ! Le papillon, fleur sans tige, Qui voltige, Que l’on cueille en un réseau ; Dans la nature infinie, Harmonie Entre la plante et l’oiseau !… Quand revient l’été superbe, Je m’en vais au bois tout seul Je m’étends dans la grande herbe, Perdu dans ce vert linceul. Sur ma tête renversée, Là , chacun d’eux à son tour, Passe comme une pensée De poésie ou d’amour ! La Mouche et la crème de Pierre Gamarra Une mouche voyant une jatte de crème S’écria Quelle chance ! Ah ! que cela me plait ! ô délice ! ô bonheur extrême ! Des œufs frais, du sucre et du lait, Un tendre arôme de vanille; rien ne met plus de douceur en mon cœur. » Elle volette, elle frétille, elle s’approche, elle gambille, sur le rebord et c’est alors que sur la faïence trop lisse, la mouche glisse et succombe dans les délices de cette crème couleur d’or. Parfois, les choses que l’on aime sont des dangers. Il n’est pas toujours sûr que l’on puisse nager dans la meilleure des crèmes. C’est tout un art d’être un Canard de Claude Roy C’est tout un art d’être canard C’est tout un art D’être un canard Canard marchant Canard nageant Canards au vol vont dandinant Canards sur l’eau vont naviguant Être canard C’est absorbant Terre ou étang C’est différent Canards au sol s’en vont en rang Canards sur l’eau s’en vont ramant Être canard Ça prend du temps C’est tout un art C’est amusant Canards au sol cancanant Canards sur l’eau sont étonnants Il faut savoir Marcher, nager Courir, plonger Dans l’abreuvoir. Canards le jour sont claironnants Canards le soir vont clopinant Canards aux champs Ou sur l’étang C’est tout un art D’être canard. Le Vieil homme et le Chien de Daniel Boy Transparent au regard des passants trop pressés, Un vieil homme est assis, transi et affamé, Sous un porche à l’abri des frimas de janvier. Il implore un sourire, une pièce de monnaie. Passe un chien dans la rue, un chien de pedigree, Une voiture suit, heurte le canidé. Aussitôt extirpés de leurs logis douillets Accourent de partout des bourgeois empressés. Ne le laissez pas là , amenez-le chez moi J’ai une couverture afin qu’il n’ait pas froid ! » Quelques instants après, l’animal est pansé, Dorloté, réchauffé, maintes fois caressé. Au dehors dans la rue le silence est tombé Tout le monde est rentré, a fermé ses volets. Sous son porche à l’abri des frimas de janvier Le vieil homme soudain s’est mis à aboyer. Le Chat, le Loup et le Chien de Maxime Léry Le loup hurlait vive la liberté ! Elle est mon plus bel apanage. Et le chien répondait j’accepte l’esclavage Pour prix de ma sécurité. Le chat les écoutait, caché dans le feuillage. Il leur dit à mi-voix Noble loup, pauvre chien, Vos façons de juger sont lourdes, Vous ne comprenez rien à rien, En un mot, vous êtes deux gourdes. Songez que moi, le chat, j’ai trouvé le moyen De garder mon indépendance Et de vivre avec l’homme en bonne intelligence. Il me sert mes repas, il m’apporte mon lait. Si j’autorise une caresse, Je reste indifférent, lointain. Pas de bassesse Je suis un chat, non un valet. » C’est merveilleux, pensa le loup. En somme, Le serviteur du chat, c’est l’homme.
L'histoire Le hérisson s'était associé avec le chacal pour cultiver. Des nomades s'installèrent un jour sur leurs terres. Quand le chacal et le hérisson s'en furent visiter leurs champs, ils y trouvèrent des chèvres broutant leur grain en herbe. Amis, dirent-ils aux étrangers, vous nous portez tort ! Si Dieu vous guide dans la bonne voie, décampez de nos champs !— Nous n'en partirons pas ! » grande fut alors l'inquiétude de nos deux chacal dit un jour au hérisson Tirons au sort celui de nous deux qu'il désignera montera sur l'autre et nous irons razzier les chèvres des nomades ! »Le hérisson répondit Mets ta confiance en Dieu ! » Et ils tirèrent à la courte sort désigna le hérisson qui fut ainsi choisi comme monture. Le chacal lui jeta la selle sur le dos, mais ne sut comment s'y prendre pour monter car elle arrivait jusqu'à hérisson l'interpella Qu'as-tu à vouloir monter sur moi, lui dit-il, je suis si petit, si court. C'est sur toi que la selle ira tu es grand et long !— Si c'est là ton désir, mets-la-moi. »La selle était à la taille du chacal, le hérisson mit le pied dans l'étrier et s'écria Je sais me servir de l'éperon ! »Et prenant la bride en main, le hérisson monté sur le chacal s'en fut chasser les chèvres de leurs champs. Levant la tête, les nomades virent le hérisson à califourchon sur le chacal. Ils appelèrent les lévriers qui les prirent en chacal, effrayé, dit au hérisson Oncle Mhand ! Je t'en prie, lâche la bride, que je me sauve plus vite ; je sens les lévriers sur moi ! »Le hérisson, serrant plus fortement la bride, lui répondit Tranquillise-toi ; cette journée ne se passera pas sans toi ! »Ils allaient ainsi quand ils atteignirent une rivière ; le chacal la franchit mais le hérisson tomba sur place. Il alla alors se cacher sous une bouse de vache, tandis que le chacal disparaissait au ce temps, les gens du douar célébraient un mariage. Les femmes qui étaient allées chercher du combustible trouvèrent l'oncle Mhand caché sous une bouse. Une vieille le ramassa Ô notre ennemi, lui dit-elle, c'est Dieu qui t'a fait prendre ! » Elle le porta aux gens du douar. Nous sommes occupés, lui dirent-ils ; il n'y a que toi pour le garder ! »Elle lui passa un collier et l'attacha au poteau de la tente, puis alla s'asseoir devant lui. Le hérisson fit semblant de pleurer. Qu'as-tu, Mhand, lui dit-elle, quelle peine t'ai-je faite ?— Ce qui m'attriste, c'est que tu restes là à surveiller un paquet d'épines pendant que les hommes et les femmes du douar sont à la noce, en train de manger et de boire ! » Là -dessus, la vieille se leva et s'en fut, elle aussi, prendre sa part du festin, laissant le lévrier pour surveiller le hérisson jusqu'à son retour. Le lévrier, accroupi devant le hérisson, l'écoutait parler Dieu t'a frappé, toi aussi, de sa malédiction, misérable. Tes frères se rassasient d'os et de couscous pendant que tu es là à me garder ! Me prends-tu pour une saucisse de l'Aïd-el-Kebir ? Vois donc ce que tu surveilles des épines ! »Et ce disant, il lui montrait ses piquants. Le lévrier se dressa et alla dire à la vieille Viens et cherche un autre pour te garder la pelote d'épines ; moi aussi, je veux manger ma part de la fête ! » La vieille revint vers le hérisson. En la voyant, il se remit à pleurer. Qu'as-tu, Mhand ? » lui dit-elle. —J'ai peur que tu me mettes dans le cruchon au bendaq et que, suspendu là -haut, tu me tues pour être débarrassée de moi.— Par ta mère, vaurien, c'est bien ce qui va t'arriver ! »Elle le plaça dans le cruchon qu'elle suspendit à la tente. Le hérisson se mit alors à manger jusqu'à satiété et, quand la vieille vint pour le voir, elle le trouva les pattes en l'air. Croyant qu'il était mort, elle étendit une nippe à terre, s'y allongea et s' le hérisson se leva, coupa sa corde et s'enfuit. , Contes Berbères, ill. Delphine Bodet, Circonflexe Découvrir Le lévrier berbèreLe lévrier berbère est aussi nommé Sloughi. Il est utilisé pour la chasse et la garde au Maroc, en Algérie, en Tunisie et en Libye. Très intelligent, ce chien est aussi très rapide il a un instinct de chasseur, et beaucoup d' race a des origines très anciennes ; ses ancêtres sont peut-être les lévriers de l'Égypte antique ! L'allure de ce chien fascinait les chefs berbères qui l'adoptèrent comme compagnon de reconnaît le Sloughi à sa tête fine et allongée, à ses oreilles tombantes et à son regard triste. Comme les autres lévriers, il est fidèle et très attaché à son maître. Le jeu Écouter l'histoire Le hérisson s'était associé avec le chacal pour cultiver. Des nomades s'installèrent un jour sur leurs terres. Quand le chacal et le hérisson s'en furent visiter leurs champs, ils y trouvèrent des chèvres broutant leur grain en herbe. Amis, dirent-ils aux étrangers, vous nous portez tort ! Si Dieu vous guide dans la bonne voie, décampez de nos champs !— Nous n'en partirons pas ! » grande fut alors l'inquiétude de nos deux chacal dit un jour au hérisson Tirons au sort celui de nous deux qu'il désignera montera sur l'autre et nous irons razzier les chèvres des nomades ! »Le hérisson répondit Mets ta confiance en Dieu ! » Et ils tirèrent à la courte sort désigna le hérisson qui fut ainsi choisi comme monture. Le chacal lui jeta la selle sur le dos, mais ne sut comment s'y prendre pour monter car elle arrivait jusqu'à hérisson l'interpella Qu'as-tu à vouloir monter sur moi, lui dit-il, je suis si petit, si court. C'est sur toi que la selle ira tu es grand et long !— Si c'est là ton désir, mets-la-moi. »La selle était à la taille du chacal, le hérisson mit le pied dans l'étrier et s'écria Je sais me servir de l'éperon ! »Et prenant la bride en main, le hérisson monté sur le chacal s'en fut chasser les chèvres de leurs champs. Levant la tête, les nomades virent le hérisson à califourchon sur le chacal. Ils appelèrent les lévriers qui les prirent en chacal, effrayé, dit au hérisson Oncle Mhand ! Je t'en prie, lâche la bride, que je me sauve plus vite ; je sens les lévriers sur moi ! »Le hérisson, serrant plus fortement la bride, lui répondit Tranquillise-toi ; cette journée ne se passera pas sans toi ! »Ils allaient ainsi quand ils atteignirent une rivière ; le chacal la franchit mais le hérisson tomba sur place. Il alla alors se cacher sous une bouse de vache, tandis que le chacal disparaissait au ce temps, les gens du douar célébraient un mariage. Les femmes qui étaient allées chercher du combustible trouvèrent l'oncle Mhand caché sous une bouse. Une vieille le ramassa Ô notre ennemi, lui dit-elle, c'est Dieu qui t'a fait prendre ! » Elle le porta aux gens du douar. Nous sommes occupés, lui dirent-ils ; il n'y a que toi pour le garder ! »Elle lui passa un collier et l'attacha au poteau de la tente, puis alla s'asseoir devant lui. Le hérisson fit semblant de pleurer. Qu'as-tu, Mhand, lui dit-elle, quelle peine t'ai-je faite ?— Ce qui m'attriste, c'est que tu restes là à surveiller un paquet d'épines pendant que les hommes et les femmes du douar sont à la noce, en train de manger et de boire ! » Là -dessus, la vieille se leva et s'en fut, elle aussi, prendre sa part du festin, laissant le lévrier pour surveiller le hérisson jusqu'à son retour. Le lévrier, accroupi devant le hérisson, l'écoutait parler Dieu t'a frappé, toi aussi, de sa malédiction, misérable. Tes frères se rassasient d'os et de couscous pendant que tu es là à me garder ! Me prends-tu pour une saucisse de l'Aïd-el-Kebir ? Vois donc ce que tu surveilles des épines ! »Et ce disant, il lui montrait ses piquants. Le lévrier se dressa et alla dire à la vieille Viens et cherche un autre pour te garder la pelote d'épines ; moi aussi, je veux manger ma part de la fête ! » La vieille revint vers le hérisson. En la voyant, il se remit à pleurer. Qu'as-tu, Mhand ? » lui dit-elle. —J'ai peur que tu me mettes dans le cruchon au bendaq et que, suspendu là -haut, tu me tues pour être débarrassée de moi.— Par ta mère, vaurien, c'est bien ce qui va t'arriver ! »Elle le plaça dans le cruchon qu'elle suspendit à la tente. Le hérisson se mit alors à manger jusqu'à satiété et, quand la vieille vint pour le voir, elle le trouva les pattes en l'air. Croyant qu'il était mort, elle étendit une nippe à terre, s'y allongea et s' le hérisson se leva, coupa sa corde et s'enfuit.
Il était une fois ... un chat et son ami le perroquet. Ils se sont promis de s'inviter à dîner chacun leur tour. Le chat doit commencer. Mais il est très avare. Il ne met sur la table qu'un peu de lait, un petit morceau de poisson et un biscuit. Le perroquet est bien trop poli pour se plaindre, mais .. il n'est pas très content ! Et quand c'est son tour d'inviter le chat, il fait rôtir un grand morceau de veau, cueille une corbeille de fruits, remplit une théière de thé et, mieux encore, il fait cuire toute une quantité de gâteaux, de jolis petits gâteaux ronds et croustillants. Il y en a cinq cents ! plein la corbeille à lessive. Il en met 498 devant le chat et n'en garde que 2 pour lui-même. Le chat mange le rôti, boit le thé, mange les fruits, puis il s'attaque à la pile de gâteaux. Il les mange tous ! tous les 498 !! Puis il se tourne vers le perroquet et lui dit J'ai faim, n'as-tu rien d'autre à manger ? J'ai encore mes 2 gâteaux, répond le perroquet si étonné de le voir faire qu'il n'a même pas pensé à les manger. Prends les si tu veux ! Le chat mange les deux gâteaux, se léche les babines, et .. J'ai encore faim ! N'as-tu vraiment rien d'autre à manger ? Vraiment ! se fâche le perroquet, je ne vois rien de plus, à moins que tu ne me manges moi aussi. A peine a-t-il fini de parler que le chat se léche les babines, ouvre la bouche et .. slip, slop, gobe, gobé ! dans son gosier passe le perroquet. Une vieille femme qui les a servis, est très choquée par la conduite du chat Comment as-tu pu manger ton ami le perroquet ! Perroquet ! vraiment ? dit le chat. Qu'est-ce que c'est qu'un perroquet, pour moi ? J'ai encore faim et j'ai bien envie de te manger aussi ! et .. slip, slop, gobe, gobé ! dans son gosier passe la vieille femme. Puis il descend dans la rue, en se rengorgeant, bien qu'il n'y ait vraiment pas de quoi ! Il rencontre un homme qui conduit un âne et qui lui dit gentiment Passe de côté, Minet, je suis pressé et mon âne pourrait bien te marcher dessus. Ane, vraiment ? dit le chat. Qu'est ce que c'est qu'un âne pour moi ? J'ai mangé 500 gâteaux, j'ai mangé mon ami le perroquet, j'ai mangé une vieille femme, pourquoi est-ce que je ne mangerai pas aussi un bonhomme et son âne ? et .. slip, slop, gobe, gobé ! le bonhomme et son âne passent dans le gosier du chat. Puis il continue son chemin, en se rengorgeant encore plus. Un peu plus loin, il rencontre la noce du roi. Le roi marche en avant, avec des habits neufs, tenant sa nouvelle épouse par la main, et derrière lui viennent ses soldats, puis une quantité d'éléphants alignés deux par deux. Le roi est de très bonne humeur, puisqu'il vient de se marier, et il dit au chat Passe de ce côté, Minet, mes éléphants pourraient bien t'écraser ! Eléphants, vraiment ? dit le chat en se redressant. J'ai mangé 500 gâteaux, j'ai mangé mon ami le perroquet, j'ai mangé une vieille femme, j'ai mangé un bonhomme et son âne. Pourquoi est-ce que je ne mangerai pas un misérable roi et sa suite ? et .. slip, slop, gobe, gobé ! le roi, la reine, tous ses soldats et tous les éléphants passent dans le gosier du chat. Puis il continue son chemin, mais pas trop vite .. c'est qu'il a beaucoup trop mangé ! Mais un peu plus loin, il rencontre deux crabes tourteaux, trottant de côté aussi vite qu'ils le peuvent. Passe de l'autre côté, Minet ! lui crient-ils. Hooo !! s'écrie le chat d'une voix terrible ! J'ai mangé 500 gâteaux, j'ai mangé mon ami le perroquet, j'ai mangé une vieille femme, j'ai mangé un bonhomme et son âne, j'ai mangé le roi, la reine, tous ses soldats et tous ses éléphants .. Je vais vous manger aussi ! et .. slip, slop, gobe, gobé, les deux crabes tourteaux passent dans le gosier du chat. Quand les deux crabes arrivent tout en bas, dans le ventre du chat, ils regardent autour d'eux. Il fait très noir, mais au bout d'un moment .. Ils peuvent voir le pauvre roi assis par terre dans un coin, sa reine dans ses bras, parce qu'elle s'est évanouie. Près de lui, les soldats, se marchant sur les pieds, puis les éléphants qui essayent de s'aligner deux par deux, mais ils ne le peuvent pas, parce qu'il n'y a pas assez de place dans le ventre du chat ! Dans le coin opposé, se tient la vieille femme et, à ses côtés, le bonhomme et son âne. Et dans le troisième coin, il y a une grande pile de gâteaux et, tout en haut, .. le perroquet ! Alors les deux crabes tourteaux se mettent à l'ouvrage .. Snip, snap, snip, snap, avec leurs pinces, ils commencent à faire un petit trou dans le côté du chat, snip, snap, snip, snap, jusqu'à ce que le trou soit assez grand pour passer au travers. Alors ils peuvent sortir. Et après eux sortent le roi, portant sa reine, puis les soldats, puis les éléphants deux par deux, puis le bonhomme et son âne, puis la vieille femme et enfin le perroquet tenant un gâteau dans chaque patte. Vous savez, il n'en voulait rien que deux ! Et le chat passa tout le reste de la journée à recoudre le trou dans son côté. Cela lui apprendra à être aussi glouton !! selon un Conte de l'Inde raconté à ma façon.
Un Loup n'avait que les os et la peau, Tant les chiens faisaient bonne garde. Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau, Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde. L'attaquer, le mettre en quartiers, Sire Loup l'eût fait volontiers ; Mais il fallait livrer bataille, Et le Mâtin était de taille À se défendre hardiment. Le Loup donc l'aborde humblement, Entre en propos, et lui fait compliment Sur son embonpoint, qu'il admire. "Il ne tiendra qu'à vous beau sire, D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien. Quittez les bois, vous ferez bien Vos pareils y sont misérables, Cancres, haires, et pauvres diables, Dont la condition est de mourir de faim. Car quoi ? rien d'assuré point de franche lippée Tout à la pointe de l'épée. Suivez-moi vous aurez un bien meilleur destin. " Le Loup reprit " Que me faudra-t-il faire ? - Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens Portants bâtons, et mendiants ; Flatter ceux du logis, à son Maître complaire Moyennant quoi votre salaire Sera force reliefs de toutes les façons Os de poulets, os de pigeons, Sans parler de mainte caresse. " Le Loup déjà se forge une félicité Qui le fait pleurer de tendresse. Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé. " Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose. - Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché De ce que vous voyez est peut-être la cause. - Attaché ? dit le Loup vous ne courez donc pas Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ? - Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. " Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.
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